CONSEIL NOBLE DES CONFRÉRIES DU LUXEMBOURG

LES CONFRÉRIES DE TRADITION GASTRONOMIQUE
EN PROVINCE DE LUXEMBOURG

    1. Les origines
    2. L'organisation
    3. Le contexte général
    4. Les perspectives d'avenir
1 - Les origines

 

Le terme "CONFRÉRIE" est apparu au XIIIème siècle pour exprimer une réunion d'individus unis par un lien quelconque et cette appellation a conservé durant plusieurs siècles une connotation moyenâgeuse pour devenir folklorique au XIXème siècle.

Au début des années 1970, l'essor du phénomène de la télévision a provoqué une modification des relations humaines dans un mouvement de régression progressive pour faire place à l'individualisme et au repli sur soi-même. De ce fait, les échanges oraux d'informations, d'expériences, de traditions se sont réduits aussi bien au cœur des familles qu'au niveau des villages ou des quartiers.

Cette évolution a inquiété de nombreuses personnes qui, pour contrer ce processus, se sont rassemblées dans des associations autour d'un lien commun tel que la philanthropie pour les Services Clubs ou la tradition gastronomique et culturelle du terroirpour les confréries gastronomiques.

Porter au loin le renom de leur cité, maintenir et raviver les traditions de la vie quotidienne mais aussi tisser des liens d'amitiés avec celles et ceux qui ont des aspirations similaires sont les moteurs essentiels du mouvement confrérique.

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2 - L'organisation

 

L'extension du phénomène et la croissance du nombre de confréries gastronomiques principalement en Wallonie a nécessité la mise en place d'une structure de coordination au niveau provincial d'abord avec les CONSEILS NOBLES et au niveau régional avec le GRAND CONSEIL DE LA TRADITION GASTRONOMIQUE ET CULTURELLE DE WALLONIE ET DE BRUXELLES.

À ce jour, 129 confréries sont affiliées au Grand Conseil :

Brabant : 17 dont 5 en région bruxelloise

Hainaut : 16

Liège : 47

Luxembourg belge : 21

Namur : 29

 

3 - Le contexte général

 

Ce vaste mouvement associatif après 30 années d'expérience se tourne résolument vers l'avenir et veut définir sa place dans la société du 3ème millénaire.

La fin du XXème siècle a été marquée par quelques "accidents" dans le secteur agro-alimentaire de plusieurs pays d'Europe : la crise de la VACHE FOLLE, l'affaire de la DIOXINE ont amené des interrogations pertinentes sur la qualité de l'alimentationproposée à la consommation dans toutes les couches de la population.

Depuis l'explosion du système économique basé sur la consommation, la plupart des producteurs, poussés par les circuits de distribution, ont été amenés à réduire leurs coûts de production par des artifices ou autres produits synthétiques au détriment de la qualité mais aussi de la saveur. Les conséquences de cette attitude collective sur la santé publique ne sont pas encore toutes mises à jour mais on assiste à des transformations du goût des consommateurs surtout parmi les jeunes.

Ces "affaires" conduisent à une perte de confiance du consommateur et à une diminution de la prospérité économique du secteur de la production alimentaire de base. Cette situation pénalise également les producteurs qui ont toujours mis un point d'honneur à offrir la qualité à leur clientèle. Pour ceux-là et pour notre qualité de vie, il est impératif de corriger le mouvement.

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4 - Les perspectives d'avenir

 

Dans le cadre de la restauration de cette confiance perdue et du rétablissement du plaisir de la table, les confréries gastronomiques ont un rôle important à jouer. Parallèlement aux producteurs qui s'attachent à démontrer la qualité de leurs produits, l'action des confréries s'oriente vers une approche des goûts et des saveurs des produits de terroir en se référant aux traditions locales avec la convivialité qui leur est si particulière. Elles vont à la rencontre des consommateurs par une approche plus traditionnelle de la consommation alimentaire dans le cadre de la qualité du goût et le respect des saveurs par leur participation à des marchés, à des salons GOÛTS & SAVEURS ou encore par des contacts scolaires.

Pour mener à bien le développement de leurs activités, les structures provinciales envisagent un programme de formation des confrères pour les aider à assurer efficacement la promotion de leurs produits et aussi à faire découvrir aux jeunes la piste du goût de leur terroir.

De plus, au moment où l'Europe prend son envol avec l'arrivée de la monnaie unique, les populations sont à la recherche de repères culturels et identitaires qu'ils pourront trouver auprès des confréries gastronomiques gardiennes des traditions de leur terroir. Avec les décideurs régionaux, elles veulent participer à la construction d'une image régionale à laquelle chacun pourra se rallier avec fierté.

La vitalité qui anime nos confréries et l'efficacité des structures qui les encadrent constituent la garantie de la réussite du mouvement vers une amélioration de la qualité de vie de tous les citoyens d'Europe.

Guy Baivier