LA LÉGENDE
Faustine, fille de Jean Gillet de Goronne, un guérisseur du 17ème siècle.
Faustine est née en 1666 (l'année du Diable). Son père, Jean Gillet de Goronne, est rebouteux, guérisseur et est incontestablement l'un des maîtres en la matière. Il soigne les gens des environs et même vers Malmedy, Waimes, Ovifaz, souvent pour quelques pièces ou tout simplement par générosité.
Les années passent, Faustine devient une jolie adolescente qui aime la vie. Elle chante, danse et accompagne son père lors de ses visites.
Mais nous sommes en 1679 et la chasse aux sorcières bat son plein. Un grand procès a lieu, comme en attestent les archives de la cour de justice de Waimes. Plusieurs personnes accusent des individus de sorcellerie et d'association avec le diable. Le pauvre Jean est pris pour l'un d'entre eux.
Malgré ses démentis, il est arrêté et jugé. La cour entend une série de témoins pendant plusieurs mois, à l'issue de quoi Jean n'est pas condamné ! Il est relaxé, mais malgré tout, Jean est démoralisé et décède 3 ans plus tard en 1682,comme en atteste le registre paroissial de Vielsalm.
Faustine se sent alors abandonnée. Elle se met à errer dans la région et trouve refuge « Al' râwîre », une carrière située dans les bois au-dessus du village.
Dans un creux du rocher, elle fait son lit avec de la paille et, en contrebas, au centre de la carrière, elle allume un feu autour duquel elle aime danser et chanter. Pour se nourrir, Faustine fouine la nuit dans le village, elle chaparde des œufs, trouve du pain rassis, cueille des mûres le long des chemins et emporte de l'eau. Avec les œufs et le pain, elle concocte une tartine, et une boisson avec l'eau et les mûres.
Afin de rendre ces deux mets plus savoureux, Faustine les agrémente d'herbes, d'épices et de potions apprises de son père Jean.
Après quelques années, Faustine, ressent le besoin d'aller à la rencontre des villageois. D'un caractère jovial, elle aime la compagnie des autres, ayant le même besoin que son père de donner et de faire des heureux. Faustine prépare alors des tartines dont elle a le secret et de l'eau de mûres. Elle descend au bourg et, pour faire connaissance avec les Goronnais, et leur en propose.
Après avoir mangé sa tartine et bu son eau de mûres, les hommes et les femmes constatent que, curieusement, ils en oublient leurs tracas quotidiens.
Faustine devient alors très populaire à Goronne et, pour la remercier, l'ensemble des habitants s'en vont par monts et par vaux vanter les vertus de ces réalisations savoureuses, en criant :
« En avant pour Faustine, son eau et sa tartine »
Ainsi est née la devise de notre Confrérie, et c'est pour cette raison que nous avons repris la tenue des écrivains de rue du 17ème siècle, qui sont les conservateurs de cette légende à travers les âges.
Les objectifs poursuivis et les produits promus :
La Confrérie a pour mission la perpétuation d'une légende locale, la promotion du village de Goronne (Vielsalm) et de son patrimoine culturel.
Elle défend "L'Eau de Faustine", un alcool de grain aromatisé aux extraits naturels de mûres, et "La Tartine de Faustine", un pain perdu dont le lait est aromatisé de diverses épices, recouvert de sucre caramélisé à la manière du 17ème siècle.
LES PRODUITS
L'eau de Faustine

Il s'agit d'un alcool de mûres, fabriqué exclusivement pour la confrérie selon une recette artisanale secrètement gardée.
La Tartine de Faustine
Le traditionnel "Pain Perdu" aux épices et au sucre, à la façon du 17ème siècle.
|