CONFRÉRIE TCHANTCHÈS

 

C'est un soir d'avril 1969, qu'un groupe de joyeux compagnons amoureux de folklore et de gastronomie décida de créer la confrérie Tchantchès. Leur but était de promouvoir tous azimuts, folklore et gastronomie liégeois.

Dès février 1970, la confrérie Tchantchès devient membre de l'Union des groupements folkloriques et gastronomiques de la Province de Liège.
Le 4 mars 1971, la confrérie se constitue en a.s.b.l.
En 1972, elle devient membre de la Fédération des groupements folkloriques wallons.

Lors des manifestations folklorico-gastronomiques, la confrérie se présente avec son char escorté de marionnettes vivantes : Charlemagne, son confesseur paillard l'archevêque Turpin, son neveu Roland, Olivier, ce preux chevalier dont on ne trouve trace que dans "La chanson de Roland", les quatre fils Aymont, Renaud, Robert, Giscart et Allard, et enfin Tchantchès et Nanesse son épouse, les deux personnages de base du théâtre de marionnettes liégeoises. Cette troupe, entourée de plusieurs Tchantchès Froidbise en sarrau gris et chapeau haut-de-forme présente les trois produits que diffuse la confrérie : ses bières (la Dju d’la et la Mamêye) et les bouquettes.

Des intronisations se déroulent suivant un protocole bien établi et dans une ambiance de franche cordialité. En présence de l'Empereur Charlemagne et de sa cour au grand complet, les candidats, après avoir revêtu le foulard et la casquette de Tchantchès, doivent d'abord se purifier les mains avec du pèkèt. Ensuite, ils doivent manger deux tartines de makêye et boire une bière de la confrérie. Les survivants jureront en Wallon devant Tchantchès de défendre les traditions et les produits de notre région. Après délibération, les candidats reçoivent le titre de "Kipagnon da Tchantchès" concrétisé par un diplôme et une médaille remis par l'Empereur.

Depuis 1976, la confrérie participe activement aux fêtes du 15 août, en Outre-Meuse.

Notre prochain chapitre aura lieu en janvier 2018.

 

CHAPITRE :

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le dernier samedi de janvier.

M. Georges VETTERS - rue des Houlpays 58 - 4020 JUPILLE

04/266.26.57 ou 0474/90.06.64

secretariat@confrerie-tchantches.be

   

 

Les compagnons ou kipagnons da Tchantchès portent le sarrau gris des bourgeois de Liège. Un pantalon noir, le chapeau "haut de forme", et la médaille de la Confrérie autour du cou. Le ruban est noir et gris pour les administrateurs et noirs pour les "simples" membres. Quant aux kipagnonnes, elles s’habillent en travailleuses de l’époque (XIXème siècle), comme les cotiresses. Les cotiresses étaient les femmes d’Outre-Meuse qui portaient sur la tête un panier tressés plein de fruits et légumes. Ceux-ci étaient cultivés en Outre-Meuse, dans les cortils ou potagers, apportés aux différents marchés de Liège, dont celui de la Place du Marché. Certaines étaient porteuses de pains.

Tchantchès s’habille traditionnellement en sarrau bleu, casquette noire et foulard rouge, c'est à dire le costume des ouvriers liégeois, principalement au XIXème siècle.

Nanesse, la compagne de Tchantchès (qui n’est pas marié, il tient trop à sa liberté) est vêtue comme une ouvrière, femme de ménage même, avec son fichu sur la tête.

Tchantchès et Nanesse

La confrérie promeut deux bières, la "La Dju d’là" et la "Mamêye". Elle défend aussi une vieille spécialité liégeoise : les bouquettes.

La Dju d’là

Bière brune de haute fermentation mais au taux d’alcool relativement bas : 6.5%. Sa couleur brune provient d’un mélange de 3 malts colorés utilisés afin d’avoir un équilibre entre rondeur et légèreté. La Dju d’là est désaltérante grâce au mélange de deux épices : le coriandre pour la longueur et le fruité, le gingembre pour la fraîcheur.
Elle est brassée par la brasserie Grain d'Orge à Hombourg en province de Liège.

D'où vient son nom ? Outremeuse est un quartier et une île de la ville de Liège où est née la confrérie. Il est dénommé en Wallon Dju d'la Mouse ("au-delà de la Meuse"), ou plus simplement Dju d'là.

La Mamêye

Véritable bière blanche grâce aux 30% de froment malté utilisés. De haute fermentation et refermentée en bouteille tant qu’en fût, elle n’est pas acide. Pour lui donner sa typicité nous avons travaillé avec de la cannelle et des zestes d’agrumes doux tels l’orange et la mandarine.
Elle est également brassée par la brasserie Grain d'Orge à Hombourg.
D'où vient son nom ? Mamêye est un mot wallon liégeois qui signifie tendre, mignonne, chérie, gentille, aimable

Les Bouquettes

La bouquette ou boûkète (en Wallon) est une crêpe levée à la farine de sarrasin, agrémentée fréquemment de raisins secs, frite à la poêle avec du saindoux, que l'on mange chaude ou froide, garnie de sucre, de vergeoise (appelée cassonade en Belgique) ou encore de sirop de Liège.

Elle tire son nom du blé de sarrasin ou blé noir appelé "bouquette" puis "boquette". L'introduction de la bouquette à Liège remonte au XVIIIème siècle, époque à laquelle elle fut importée de Flandre par la cour des Princes-évêques, originaires du pays de Looz et des environs de Tongres. Ce n'est qu'à la fin du XIXème siècle qu'elle fut définitivement adoptée par les Liégeois.

Elle se mange traditionnellement accompagnée de vin chaud durant les fêtes de fin d'année mais est également mise à l'honneur lors de la fête du 15 août dans la République libre d'Outremeuse à Liège.

Notre recette pour la meilleure pâte à bouquettes : 20 œufs - 3 litres de lait - 2kg de farine blanche - 4 tasses de farine de blé noir (sarrasin) - 3 bouteilles de "D’Jus d’Là" de 1 litre - ½ kg de raisins de Corinthe macérés 24h00 dans la D’jus d’Là.

Le serment en Wallon liégeois à prononcer lors de l'intronisation.

 

Pour en savoir plus,

visitez le site de la confrérie

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