COMPAGNIE DES MACRÂLES DI HACOU

 

Le village de Haccourt est reconnu comme "payis des macrâles". Au XVIème siècle, des sorcières de la région furent condamnées et brûlées vives sur les Hautes terres de Froidmont entre Haccourt et Houtain.

Pendant des siècles, l’instinct de conservation fut inhibé par la terreur ou canalisé par les croyances qui ne seront que tardivement désavouées et, pour apaiser la colère du peuple, il fallait trouver des responsables, des coupables, afin d’orienter la colère divine sur des individus marginaux, rejetés par les autres à cause de leur différence. Ce fut la porte ouverte à toutes les injustices, vengeances et cruautés possibles.

La répression des Macrâles débuta en fait avec la chasse aux hérétiques au XIIIème siècle et un amalgame se fit entre hérésie et sorcellerie. Le dernier procès de sorcellerie à Haccourt eut lieu en 1731. Basé sur des faits réels, des traditions séculaires, et des croyances surnaturelles, le groupe folklorique "LES MACRALES DI HACOU" fut créé en 1972.

La tradition étant toujours bien vivante en Basse-Meuse liégeoise, le surnaturel et le pouvoir maléfique restent présents dans ce lieu de légendes.

Folklore ou gastronomie? Depuis des temps reculés, les Macrâles (sorcières) ont toujours intégré la populace. Il n'en fallut pas plus pour qu'un groupe d'habitants de Haccourt crée, en s'inspirant du contexte historique et folklorique qui flotte au-dessus du village, une compagnie folklorique qui répond au doux nom de "Macrâles Di Hacou".

La Compagnie des Macrâles Di Hacou s'est fixée comme but la promotion du folklore local.

Notre prochain chapitre aura lieu le samedi 2 février 2019.

 

CHAPITRE :

CONTACT :

TEL :

E-MAIL :

à la Chandeleur.

M. Axel BAY - rue Michel 104 - 4684 HACCOURT 

0495/79.14.99

axelbay2@hotmail.com

   

 

Comme vêtements, les membres de cette compagnie portent une longue jupe noire qui n'est pas sans rappeler le tenue sombre des sorcières, un mouchoir de cou rouge à pois blancs et une "gamette" (béguin) comme couvre-chef. Ce dernier a été porté couramment par les femmes de la région d'Haccourt au cours des siècles derniers.

Tous les membres portent un chapeau noir dont l'extrémité est pointue, inspiré du "Malade imaginaire", ceci afin de rappeler le caractère magique de la sorcellerie.

Le chapitre s'appelle en fait le "sabbat".
Au cours de ce sabbat, les impétrants et les convives dégustent le fameux "Neûr Pèkèt" (genièvre à base de cassis) qui est la potion magique des Macrâles et "li neûre doreye" (tarte noire aux corins de prunes) puis enfourchent le tout puissant "ramon" ou balai.

Présentation du groupe :

Il est constitué d’un chapitre de 7 membres (chiffre magique) avec :
"Li Mêsse Macrès" (le Maître Sorcier), ou "Dame Macrâle", la personne à la tête du groupe.
"Li Neûre Poye" (la poule noire).
"Li Macrès r’Creyou" (qui est né sorcier).
Les autres membres n’ont pas de nom particulier.
Pour le cortège : le groupe possède une macrâle géante "Garite" ou "Gueritte", diminutif probable de Marguerite ou d’une dernière macrâle populaire.

Spécialités gastronomiques :

"Li Neûr Pèkèt des Macrâles" : beuvrage présenté au public lors des fêtes des Macrâles, mais cependant apprécié toute l’année. Fabriqué avec des neûres gruzales (cassis ou groseilles noires), cette boisson a la réputation de prolonger la jeunesse et préserver la santé.
Qualités curatives : riche en vitamines C, glucide, phosphore, potassium, calcium.
Indications : reminéralisante, antiscorbutique, utile en cas de rhumatismes, problèmes intestinaux, gastriques, osseux, nerveux, etc…

"Li neûre doreye" ou "doreye a catches" ou "doreye a corin" est réalisée à partir de fruits séchés : pommes et prunes ou encore seulement avec des pommes séchées ou des prunes séchées.

 
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