CONFRÉRIE DES MAGNEÛS D'CROLÊYE DJOTE DI WAROU

 

Fondée le 14 novembre 1984 par Jules VERBINNEN et quelques amis, la Confrérie "Lès Magneûs d'Crolêye Djote di Warou" a pour objet :
• la promotion de, principalement, la "Crolêye Djote" (célèbre potée au chou frisé), "li plat cou" (pèkèt) et la Råbosse (ou rombosse).
• la contribution à la sauvegarde et à la promotion du site du château de Waroux et de la ferme de Waroux.
• le soutien aux actions socioculturelles de toute nature, essentiellement à l’intention des retraités de l’entité.
• des actions ponctuelles diverses ayant un but social et/ou humanitaire.

Notre prochain chapitre aura lieu le samedi 17 février 2018.
Vous trouverez tous les renseignements pratiques ici.

ici.

 

CHAPITRE :

CONTACT :

TEL :

E-MAIL :

le 3ème samedi de février, quand le chou frisé, ayant subi les premières gelées, est au mieux de sa forme.

M. Philippe COETS - rue de l'Eglise 16 - 4900 SPA

087/77.11.01

croleye.djote@gmail.com

   

 

Les membres du Comité portent un habit de cérémonie qui comprend :
• pour les Confrères :
chapeau de paille, chemise de grand-père de couleur bleu ciel et blanc lignée ou à carreaux, d'un noret traditionnel (foulard) à carreaux blancs et noirs, pantalon noir ou gris anthracite ligné blanc ou gris, sabots de bois, d'un tablier bleu de jardinier avec bavette ainsi que de la médaille suspendue à un ruban tressé jaune et bleu.

• pour les Consœurs :
chapeau de paille, chemisier rayé bleu ciel et blanc, d'une longue jupe gris anthracite rayée de noir ou de blanc plissée ou à godets , d'un court tablier bleu plissé ainsi que de la médaille suspendue à un ruban tressé jaune et bleu.

La "Crolêye Djote" :

Ine bone ricète d'amon nos-ôtes
Une bonne recette de chez nous


Po k'mincî, i fåt bin nètî l'frîzé cô èt loukî a n' lèyî, d'vins lès foyes, nou viér, nole mohète, nole halène èt nou lum'çon.
Pour commencer, il faut bien nettoyer le chou frisé et regarder à ne pas laisser dans les feuilles ni vers, ni mouchettes, ni chenilles, ni limaces.

Wèstez l' cou dèl djote èt lès grozès gnèrveûres dè foûyèdje qui sèrît trop deûres a cûre. Ca chèvrè todi po lès robètes.
Coupez la tige du chou et les grosses nervures des feuilles qui sont trop dures à cuire. Elles serviront toujours pour les lapins.

Mètez l' djote el bolante êwe, cink munutes å long, adon-pwis lèyîz-l' digoter so l' pureû.
Mettez le chou dans de l'eau bouillante, cinq minutes, et ensuite laissez égoutter dans l'évier.

Divins 'ne grande cass'role, fé fonde dès crås lård, rostihez-î quéques crètons, tapez l' djote dissus avou dès rostèyès cwèsses èt dès crompîres d' ine sôre qui s'disfêt.
Dans une grande casserole, faites fondre du lard gras, rôtissez-y quelques lardons, et versez dessus le chou frisé, un morceau de plat-de-côte rôti et des pommes de terre d'une variété qui se défait.

On flûmion d' èwe, on pô dè peûve, dè sé, dè tin, ine foye di lawri, on clå d' claw'çon, dè peûs d'pèkèt, èt vos r'mètez l' covièke so l' tchôdron.
Versez un peu d'eau, du poivre, du sel, du thym, une feuille de laurier, un clou de girofle, et des baies de genévrier, et remettez le couvercle sur le chaudron.

Lèyîz cûre, nin trop reû, ine bone eûre èt d'mèye.
Laissez cuire, pas trop fort, une bonne heure et demie.

Bodjîz l' covièke èt lèyîz cori l' èwe qu' i-n-åreût d' trop'. Rimètez 'ne nokète di boûre èt grètez 'ne némoscåde a voste îdèye.
Ôtez le couvercle et laissez partir l'eau en trop. Remettez une noix de beurre et grattez une noix de muscade selon votre goût.

Vos chèvrez çoula avou dès p'tits blancs-ognons å vinêgue, po r'lèver l' gos, èt vos magn'rez turtos a v' fé glèter l' minton.
Pour relever le goût vous la servirez avec de petits oignons blancs au vinaigre et vous en mangerez tous à vous en lécher les babines.

 

"Li Plat Cou" :

"Li Plat Cou" est en fait un pèkèt qui est lui-même le nom donné au genièvre en Wallon.

Le mot pèkèt signifie "piquant" en vieux Wallon. Selon d'autres sources, ce mot viendrait du langage des houilleurs. Pour d'autres encore, il provient du mot wallon "pèke" qui, dans certaines régions de Wallonie, signifie baies de genévrier. Ce nom ce serait alors transposé, en Wallonie, à l'eau-de-vie aromatisée à l'aide de ces baies.

Le pèkèt est fort apprécié aux "Festivités du Quinze-Août" en Outremeuse. Il peut être dégusté dans tous les bistrots et cafés de la Cité Ardente, mais aussi aux Fêtes de Wallonie à Namur.
La cuisine régionale comporte des recettes au pèkèt : caille et canard notamment. Il accompagne aussi merveilleusement le poisson fumé ou les fromages forts, comme le Herve.

Aujourd'hui ce nom est également donné aux genièvres aromatisés avec des goûts variés ; citron, fraise, melon, speculoos etc.... C'est le cas du "Plat Cou des Crolêyes" (celui des dames).

Il est traditionnellement vendu en bouteille en terre d'un litre, mais d'autres conditionnements en verre existent. Le pèkèt est parfois appelé blanc, principalement par les plus jeunes.

 

La "Råbosse" :

La "Råbosse" ou rombosse a la même éthymologie que "rabotte", terme français aujourd'hui oublié, qui désignait un entremets fait d'une pomme ou d'une poire enveloppée dans de la pâte dorée et glacée au four. Pour notre confrérie, il s'agit d'une pâtisserie consistant en une pomme , pelée ou non, enveloppée de pâte et cuite au four.

 

Pour en savoir plus,

visitez le site de la confrérie

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